Croque-livres : filmer des histoires qui se partagent

Dernière mise à jour : il y a 15 heures

Certaines collaborations restent en mémoire parce qu’elles donnent du sens aux images qu’on crée. Croque-livres en fait partie. Entre 2014 et 2016, j’ai participé à plusieurs projets vidéo autour de ces petites boîtes de partage de livres, avec une implication en réalisation, à la caméra et au montage.
Une idée simple qui prend vie au Québec
Lancé le 22 septembre 2014 à l’initiative de la Fondation Lucie et André Chagnon et de ses partenaires, le réseau Croque-livres proposait aux enfants un accès gratuit à des livres partagés. Le principe était simple : prendre un livre ou en laisser un pour quelqu’un d’autre. Après un projet pilote de neuf boîtes durant l’été, le lancement annonçait déjà 150 autres Croque-livres à travers le Québec.
Mon travail accompagnait cette rencontre entre une idée et les personnes qui allaient la faire vivre. Les images permettaient de montrer le geste de choisir un livre, de découvrir une boîte et de partager une lecture, pour rendre le projet concret et donner envie d’y participer.
Les premières images, à l’été 2014
Mes courriels me ramènent aux tournages d’août 2014. Le lendemain d’une journée en extérieur, j’écrivais à l’équipe que la météo avait été de notre côté et que les premiers plans étaient très beaux. Nous avions filmé des enfants de différents âges; je commençais ensuite à travailler au montage de la capsule destinée au lancement.
La collaboration réunissait notamment Steve Fontaine, Marie Amiot et Alexandre Gosselin, ainsi que l’équipe de communication. Mon implication allait du tournage à la construction du récit, avec aussi de l’animation pour faire vivre visuellement le déploiement du réseau.
La petite histoire du Croque-livre d’Henryville
En 2015, le projet s’est prolongé à Henryville. Une série de cinq épisodes suivait une aventure locale autour d’un Croque-livre, avec des enfants, des personnes de la communauté et des élèves du CFER. Les archives évoquent notamment l’inauguration, puis le dernier épisode et une capsule récapitulative.
J’aimais voir cette histoire évoluer au fil des tournages. Dans un message de juin 2015, je partageais mon enthousiasme devant le chemin parcouru par le projet. La série donnait une place aux personnes derrière la boîte : leurs gestes, leur implication et la façon dont une initiative de lecture pouvait devenir une aventure collective.
Une collaboration qui se poursuit
Une autre capsule promotionnelle a suivi, avec des familles et plusieurs Croque-livres. Le tournage de décembre 2015 et les échanges de création ont conduit à une vidéo diffusée sur la page Facebook du réseau en mars 2016. Steve soulignait la qualité de la réalisation et le soin apporté au son et aux images.
Je garde de ces projets le plaisir de travailler autour d’une idée généreuse, avec une équipe engagée et des participants qui lui donnaient vie. Les vidéos ont contribué à faire connaître le principe des Croque-livres et à raconter les histoires qui se construisaient autour d’eux. Pour moi, c’est un beau souvenir de ce que la création vidéo peut apporter à un projet collectif.


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